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Histoire de la danse orientale

Sensuelle, voluptueuse et lascive, tels sont les attributs prêtés à la danse orientale.

Appelée raqs al sharqi en arabe, et oriental dansi en turc, la danse orientale est l'objet de tous les fantasmes, et ses danseuses, de toutes les convoitises.

La vue de ces femmes se déhanchant en ondulant leurs corps au gré des rythmes du luth, de la cithare, de la flûte et des percussions, laisse entrevoir des morceaux de chairs nus au travers de tenues suggestives, joue de leurs rondeurs et augure une anatomie charnelle et plantureuse, parvenant ainsi à éveiller et attiser à merveille les instincts charnels.

Cette description, certes fantasmée, n’est pas sans rappeler les peintures orientalistes du 18ème siècle dans lesquelles INGRES et GERÔME dépeignaient des femmes impudiques, alanguies, oisives, au regard aguicheur. Or, la danse orientale et son histoire sont beaucoup plus riches que ces poncifs réducteurs.

Les origines de la danse orientale

La danse orientale possède de multiples origines, faites de peintures, de récits, de légendes et d’anecdotes. On s’accorde généralement sur la naissance de la danse orientale, en Egypte antique. Cette époque, marquée par le matriarcat et son système social dont la responsabilité familiale est attribuée à la femme, conférait un certain pouvoir et une légitimité à la gente féminine.

Certaines croyances associaient la capacité des femmes à procréer à une divinité. Comme dans bien des sociétés polythéistes, divers rites ont ainsi vu le jour, sacralisant la Femme comme garante de l’humanité. L’homme n’avait qu’un rôle mineur dans l’enfantement, et c’était pour lui un moyen d’atteindre Dieu, la femme jouant le rôle de vecteur.

La danse orientale prend alors tout son sens, car elle était la composante essentielle des rites vénérant la déesse de l’amour, de la fertilité et des arts, appelée HATHOR.

Par la suite, lors des fêtes fastueuses organisées à la gloire de Pharaon, des pas et des figures furent reprises des danses sacrées. Le matriarcat, au fil des siècles, laissa peu à peu place à la valorisation de l’homme qui allait s’implanter durablement jusqu’à nos sociétés actuelles.

Malgré l’émergence des nouvelles « Religions du Livre » -monothéistes- qui aboliront les rituels sacrés païens, la danse orientale eut toutefois continué à se transmettre dans les cercles féminins. On pense qu’elle s’est répandue dans tout le monde arabe grâce aux étrangers nomades de passage en Egypte, et plus tard, avec l’empire ottoman. Les nouveaux préceptes religieux dès lors établis vont freiner la danse orientale, expression artistique qui passe par le corps et l’âme.

Ces mouvements, transmis de génération en génération, ont par la suite donné lieu à une certaine professionnalisation de la danse orientale, avec deux types de danseuses :

Les ghawazi (étrangers en arabe)

Ils étaient des danseurs mixtes nomades d’origine tzigane, venus des environs de l’Inde, et qui dansaient en toute liberté dans les rues, pour le peuple. Ces danseuses n’étaient pas très bien vues car assimilées à des prostituées. Dans la branche des ghawazi, on pouvait également rencontrer les hawanem, qui étaient aussi des danseuses professionnelles mais se produisaient uniquement pour les femmes sans contrepartie financière.

C’est ce qu’on appelait alors :
la danse des dames.

Les almées (âlmet = savante en arabe)

Elles étaient des femmes extrêmement respectées, il s'agissait de filles de bonne famille.

Des danseuses très raffinées qui maitrisaient à la fois l’art du poème, de la musique, du chant et de la danse. Elles se produisaient dans les milieux nobles à la cour et les harems de riches personnalités.

Les débuts de la danse orientale en France

En France, les premiers écrits sur la danse orientale datent du XVIIIe siècle, lors de la campagne d’Egypte de Napoléon Bonaparte et ses troupes. Dès 1798, les français découvrent la danse orientale, ce qui pour eux était à l’époque considéré comme extrêmement exotique car encore inconnu.

En peu de temps, ils se familiarisent avec une culture et des coutumes lointaines et originales qui représentent l’Autre et l’Ailleurs. Les français portent un véritable engouement pour ce qui a trait à l’orientalisme, allant même jusqu’à tomber dans des croyances stéréotypées sur la condition des femmes, les harems et les hammams, ainsi que la vie quotidienne des arabes.

Bien des peintres se sont saisis de cet effet de mode, et dans les salons parisiens, la décoration orientale était en vogue : tableaux orientalistes, mobilier égyptien, photos des maîtres de maison prenant la pose vêtus du traditionnel burnous. Certains hommes se laissant même pousser la moustache à la mode turque.

La danse orientale intéresse et fascine au même titre que tout le folklore arabe. Dès 1930, elle s’impose dans les cabarets en complétant même le costume deux pièces avec des strass et des paillettes, et cela, pour le plus grand bonheur des spectateurs. Bien que ces déhanchements langoureux et sensuels choquent la société française alors puritaine et conservatrice, qui voyait en la danse orientale une invitation à la débauche, elle n’en restait pas moins fascinante et fît les beaux jours de ces cabarets.

L’image de ce folklore, tenant à la vision imaginée et fantasmée de la femme orientale et de ses activités tournant autour du plaisir, agissait sur les occidentaux comme un aphrodisiaque. La danse orientale se confronta d’ailleurs aux mœurs religieuses qui voyaient en elle une invitation diabolique amenant inévitablement à la luxure.

Cela nous renvoie dans les années 1880, où la danse orientale fût interdite en Egypte en raison d’excès de nudité. Cette représentation simpliste occultait alors une réalité tout autre de la danse orientale. Il est très probable que la danse se soit transformée sous l’impulsion de ce regard différent. Avant, elle n’était nullement indécente pour les autochtones mais va le devenir sous l’influence européenne. Traditionnellement réservée aux femmes et transmise entre elles, la danse orientale se décline en autant de styles que de pays arabes, voire de régions.

La diffusion de la danse orientale

En 1926, Badia Masabni, une danseuse syro-libanaise, fût à l’origine de la nouvelle notoriété de la danse orientale. Elle ouvre deux nouveaux casinos : Le « casino Badia » au Caire puis le « casino opéra » en 1940, renouvelant ainsi l’image de la danse orientale, et offrant de la même façon un spectacle de qualité aux égyptiens.

Elle confère alors à la danse orientale une toute autre dimension à l’aide de décors spectaculaires, de nouveaux mouvements de danses inspirés de la danse classique et une technique plus élaborée, le tout enrichi par des accessoires et des costumes féeriques et envoûtants.

Le « casino opéra » est vite devenu « the place to be », l’endroit incontournable pour toute danseuse émérite ou désireuse de renommée. Pour preuve, les célèbres danseuses Samia Gamal et Tahia Carioca y ont fait leurs premières scènes.

La danse orientale se révèle alors un héritage ancestral, fruit d’années de transmission et d’évolution, reflet de l’expression féminine dans toute sa splendeur et fruit de l’exacerbation des sens et des sentiments.

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