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Les danses orientales

La danse orientale divisée en styles uniques à nos jours

Pour l'aspect technique, la danse orientale se distingue par la souplesse, la sensualité et la grâce des mouvements, qui se font tantôt lascifs, tantôt saccadés selon le rythme. De façon générale, la danse orientale se caractérise par la dissociation des parties du corps qui peuvent bouger indépendamment l'une de l'autre. Elle a l'avantage de muscler en profondeur le corps entier et de travailler la souplesse. Pour y exceller, il faut pratiquer quotidiennement et avec assiduité. La danse orientale est appelée à tort : « danse du ventre », bien que tout le corps travaille parfois même très subtilement et elle sollicite tous les muscles.

Comme l'a si bien dit le poète libanais Khalil Gibran : « L'âme du philosophe veille dans sa tête. L'âme du poète vole dans son cœur. L'âme du chanteur vibre dans sa gorge. Mais l'âme de la danseuse vit dans son corps tout entier ».

On distingue plusieurs styles et chacun à sa signification :

Le baladi (la populaire) :

Danse mélancolique au départ, puis rythme qui s'accélère progressivement avec des mouvements fluides. C'est le rythme musical le plus commun utilisé pour la danse orientale. La danse égyptienne traditionnelle se fait donc le plus souvent sur un morceau de baladi.

Si le baladi n'est traditionnellement dansé que par des femmes, c'est par cet art en exprime toute la féminité de la danse orientale. Le baladi est d'ailleurs reconnue comme étant la danse la plus ancienne du monde mais aussi injustement désignée comme « danse du ventre ». Cependant, « Al raqs Sharqi » signifie simplement « danse orientale ». L'expression « danse du ventre » n'existe pas dans la langue arabe.

Le sharqi (l'arabe) :

Inspiré du baladi, les mouvements sont plus amples et fluides, ce qui donne un style aérien. La danseuse vise à transmettre ses émotions et le rythme de la musique, car en plus de mêlé grâce et coordination, il fait également travailler l'harmonie de toutes les parties du corps.

Il est toutefois modernisé en un style savant et noble porté par des danseuses de renom telles que Samia Gamal ou Tahia Carioca.

Le saidi :

Littéralement « Raks El Asaya » qui signifie danse de la canne est une danse guerrière masculine à l'origine, symbolisant la force et la puissance, avant d'être reprise par les femmes, se caractérisant par l'usage de cannes et de nombreux sauts de jambes qui parodient la chasse et le combat de l'homme. Cette danse orientale est originaire de la Haute Egypte. Le saidi est une danse à caractère rural, très ancré au sol, possédant une apesanteur réduite et des mouvements puissants.

A contrario, les danseuses ont transformé l'esprit guerrier de cette danse pour en faire un jeu de séduction malicieux à coups d'épaules coquines, de clins d'œil et autres, afin d'échanger avec le public ou ceux qui les regardent.

Le Shamadan :

Cette danse que l'on appelle la danse du chandelier, provient également d'Egypte, du Caire plus précisément. Cette fois, ni la canne, ni le voile ne sont utilisés, c'est le chandelier qui accompagne la danseuse lors de ses démonstrations. Il se place sur la tête de la danseuse, qui doit danser tout en le maitrisant, ce qui rend l'exercice d'autant plus difficile.

En Egypte, une danse avec Shamadan est présentée lors des mariages. Le rôle des danseuses est d'amener les mariés jusqu'à la table d'honneur.

Récemment, les danseuses contemporaines ont commencé à présenter la danse du chandelier en spectacle, pour un vrai public et non plus que pour les mariages.

La danse qu'est le Shamadan est l'une des danses orientales qui demandent le plus de concentration.

Le tribal :

Ce style de danse nous vient des Etats-Unis, et apparaît au début des années 1970, grâce à Jamila Salimpour, professeur de danse orientale. C'est elle qui est à l'origine de ce nouveau style de danse, qui marie bien la danse orientale, à la danse tsigane et flamenco. Le style tribal possède deux distinctions majeures :

La première est la reprise des mouvements provenant des danses orientales et tziganes traditionnelles.

La seconde vient des costumes composées des différentes cultures (cholis, turban…) Le tribal combine les styles locaux de danses traditionnelles et l'influence des indiens d'Amérique.

Le tribal fusion :

Apparu plus récemment, la danseuse la plus emblématique de ce courant est Rachel Brice.

Il n'existe pas un style « tribal-fusion » mais plusieurs.

Les danseuses se réapproprient les codes de la danse traditionnelle et créent leurs propres styles en mêlant les danses indiennes, les danses indonésiennes, le hip-hop, la danse contemporaine, voire le yoga. La technique musculaire est particulièrement pointilleuse et se base de la même façon qu'en danse orientale.

Les artistes d'aujourd'hui cherchent à renforcés la théâtralité de la danse tribal en combinant la danse et le jeu scénique avec divers accessoires type tatouages et piercings, se désintéressant du style cabaret.

Aujourd'hui, la danse orientale et ses nombreuses déclinaisons sont très répandues et pratiquées partout dans le monde, n'étant ainsi plus réservées qu'aux femmes du Maghreb et du Machrek.

Sa popularité croît d'années en années et de plus en plus d'hommes se consacrent à cet art.